1. Loi interne. Pour a,b∈R :
M(a)×M(b)=(10a1)(10b1)=(10a+b1)=M(a+b).
Comme a+b∈R, on a M(a)×M(b)=M(a+b)∈G. Donc × est une loi de composition interne sur G.
2. Groupe commutatif.
Associativité : admise (héritée de M2(R)).
Élément neutre : M(0)=(1001)=I2∈G, et pour tout a, M(a)×M(0)=M(a+0)=M(a). Donc M(0) est le neutre.
Symétrique : pour M(a)∈G, on a M(a)×M(−a)=M(a+(−a))=M(0), et M(−a)∈G. Donc M(a) admet pour symétrique M(−a).
Commutativité : M(a)×M(b)=M(a+b)=M(b+a)=M(b)×M(a).
Ainsi (G,×) est un groupe commutatif. (En tant que sous-ensemble non vide de (GL2(R),×) stable par produit et passage à l'inverse, G en est un sous-groupe.)
3. Isomorphisme. Soit f:R→G, f(a)=M(a).
Morphisme : pour tous a,b∈R,
f(a+b)=M(a+b)=M(a)×M(b)=f(a)×f(b),
donc f est un morphisme de (R,+) vers (G,×).
Injectif : si f(a)=f(b) alors M(a)=M(b), donc en identifiant le coefficient en position (1,2), a=b. (De manière équivalente kerf={a∣M(a)=I2}={0}.)
Surjectif : tout élément de G s'écrit M(a)=f(a) avec a∈R.
f est donc un morphisme bijectif, c'est un isomorphisme. Les groupes (R,+) et (G,×) sont isomorphes.
4.a Anneau (H,+,×). Pour a,b∈R :
N(a)+N(b)=(a+b000)=N(a+b)∈H,
N(a)×N(b)=(a000)(b000)=(ab000)=N(ab)∈H.
H est donc stable pour + et ×. (H,+) est un sous-groupe de (M2(R),+) : il contient N(0)=0, et N(a)+N(−a)=N(0). La multiplication, restriction de celle de l'anneau M2(R), reste associative et distributive sur H. De plus N(a)×N(b)=N(ab)=N(ba)=N(b)×N(a), donc × est commutative sur H, et N(1)×N(a)=N(1⋅a)=N(a), donc N(1)=(1000) est élément unité. Ainsi (H,+,×) est un anneau commutatif unitaire.
4.b Corps ? Un corps est un anneau commutatif où tout élément non nul est inversible. L'application a↦N(a) est un isomorphisme d'anneaux de (R,+,×) sur (H,+,×) (car N(a)+N(b)=N(a+b), N(a)×N(b)=N(ab), et elle est bijective), envoyant 1 sur l'unité N(1). Comme (R,+,×) est un corps, (H,+,×) en est un également : tout élément non nul N(a) (a=0) admet pour inverse N(a1), puisque N(a)×N(a1)=N(1).
Donc (H,+,×) est un corps commutatif.