Partie A.
1. Posons X=ex (avec X>0). L'équation s'écrit X2−3X+2=0, de discriminant Δ=9−8=1. Les racines sont X=23−1=1 et X=23+1=2, toutes deux strictement positives.
ex=1⟺x=0 et ex=2⟺x=ln2. L'ensemble des solutions est S={0;ln2}.
2. On factorise : e2x−3ex+2=(ex−1)(ex−2). Ce produit est négatif ou nul lorsque ex est compris entre 1 et 2, c'est-à-dire 1≤ex≤2, soit 0≤x≤ln2 (par croissance de ln). L'ensemble des solutions est S=[0;ln2].
Partie B.
3. Variations de h.
h est dérivable sur R et h′(x)=−21(−e−x)=21e−x. Comme e−x>0 pour tout x, on a h′(x)>0 : h est strictement croissante sur R.
4. Récurrence : 0≤un≤1.
Initialisation : u0=0, donc 0≤u0≤1 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons 0≤un≤1 pour un entier n. Comme h est croissante, h(0)≤h(un)≤h(1). Or h(0)=1−21=21 et h(1)=1−21e−1=1−2e1≈0,82. Donc 21≤un+1≤1−2e1, ce qui entraîne 0≤un+1≤1.
Par récurrence, 0≤un≤1 pour tout n∈N.
5. Croissance de (un).
Montrons par récurrence que un+1≥un pour tout n.
Initialisation : u1=h(u0)=h(0)=21≥0=u0 : vrai au rang 0.
Hérédité : supposons un+1≥un. Comme h est croissante, h(un+1)≥h(un), c'est-à-dire un+2≥un+1. La propriété est héréditaire.
Donc (un) est croissante.
6. Convergence et limite.
La suite (un) est croissante et majorée par 1 (question 4). D'après le théorème de la limite monotone, elle converge vers un réel ℓ, avec 0≤ℓ≤1.
La fonction h étant continue sur R, en passant à la limite dans la relation un+1=h(un), on obtient ℓ=h(ℓ), c'est-à-dire ℓ=1−21e−ℓ.